22 - 06 - 2017
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Auteur : Sandra

Perroquet : Noisette, un ara ararauna

 

Je possédais un merveilleux ara ararauna que j'avais été cherché en Alsace. Il m'a été vendu comme étant une femelle âgée d'un an. Je découvrais quelques semaines plus tard que c'était un mâle... Je l'avais appelé Noisette ! Ce merveilleux bonhomme me comblait de joie mais j'étais un peu triste de voir qu'il ne volait pas... Pourtant il avait toutes ses plumes. Mais il préférait marcher. Du coup il me suivait partout dans la maison.

 

Puis un jour je suis allée dans le jardin. Il m'a suivie de bon cœur et s'amusait avec les brins d'herbes... Allant même au fil du temps se servir directement dans le potager. Mon noisette aimait toujours se déplacer à deux pattes bien tranquillement.

 

Un jour un ami passant à la maison, je décidai d'emmener Noisette avec nous dans le jardin. Mais cet homme inconnu avec sa grosse voix l'a soudainement effrayé... Mon Noisette a subitement ouvert ses deux grandes ailes et s'est envolé en prenant de l'altitude jusqu'à disparaître derrière la maison.

 

 

Je tombe alors en panique totale. Je lui cours après sans succès, il a déjà disparu.

Je cours alors partout dans le village et tente de demander aux personnes que je croisent s'ils ont vu un gros perroquet bleu et jaune :

-         oui oui il est passé par là en direction du camping (200m).

 

En arrivant sur place, les témoins me disent alors que Noisette se trouve ici dans les grands arbres. Malheureusement l'endroit est extrêmement feuillu et je ne le vois pas. Je décide alors de camper plusieurs heures aux pieds de ces arbres. L'appelant sans cesse, jusqu'à obtenir un cri de sa part mais c'est tout.

 

La nuit tombe et je sais que je ne peux plus rien faire jusqu'au lever du jour. Car nos perroquets s'abritent et ne se manifestent plus de la nuit.

 

Le lendemain matin aux aurores je retourne sur place mais ne retrouve plus aucune trace de lui.

La peur au ventre je retourne rapidement chez moi et commence le long parcours d'appels téléphonique : tous les vétérinaires à 20kms à la ronde, toutes les casernes de pompiers environnantes, les commissariats, la S.P.A,  je passe une annonce dans le journal local puis je termine par faire des affiches que je pars distribuer dans toutes les boîtes aux lettres et abris bus (il n'y a aucun commerce).

 

Je suis alors prévenue par un campeur que noisette est dans un champ en haut d'un arbre.

Mon cœur alors s'emballe lorsque je vois mon gros Nono devenu tout petit tout en haut de ces gros arbres ! Je passe des heures à l'appeler et il me répond par des cris. Mais à aucun moment il descend jusqu'à moi. Je désespère et ne sais plus quoi faire.

 

J'ai suivi Noisette 3 jours durant ainsi.

 

Suite à mon appel à l'aide sur le forum gris du Gabon.com, Madame Suzy Liebaert Guasch, présidente de l'AEDP, me téléphone alors pour me conseiller. Elle m'apprend une chose que j'ignorais : un perroquet a le vertige. Ce qui expliquait pourquoi Noisette n'osait descendre vers moi. Suzy m'apprend aussi une chose très importante : un perroquet vole en direction de la lumière, donc du soleil.

 

Toutes mes tentatives d'appels sont restées infructueuses, jusqu'à ce que je vois disparaître noisette le matin du 4ème jour. Il avait totalement disparu du village. Il était parti...

J'étais effondrée par ma bêtise et mon inconscience. Noisette étant de nature très craintive,  J'étais presque certaine que c'était fini...

 

À l'aube du 5eme jour je reçu alors un coup de téléphone d'un camping à 10 km à vol d'oiseau. Ils avaient trouvé Noisette au sol au milieu des mobiles homes. Ils m'ont retrouvé en téléphonant à un des vétérinaires que j'avais contactés.

 

Je ne me rappelle pas avoir été aussi heureuse qu'à cet instant. Me précipitant immédiatement dans ce fameux camping, je découvrais mon gros Nono (devenu tout maigrichon et épuisé) dans un bac à linge, seule chose que les propriétaires avaient pour le mettre en sûreté.

Cette histoire est la mienne et je souhaite qu'elle serve de leçon à tous car l'imprudence est trop fréquente chez nous les humains vis à vis de nos amis perroquets.

 

J'ai eu ce grand bonheur de pouvoir le retrouver mais je pense à tous ceux qui ne retrouvent jamais le leur.

 

Gardez cette prudence constante, fermez vos fenêtres, vérifiez les portes des cages avant d'ouvrir vos fenêtres et ne vous dites pas

-         oh il ne sait pas voler y a pas de danger.

 

Je suis une imbécile qui a failli perdre un être qui m'est très cher.